Samedi 11 juillet 2009
6
11
/07
/Juil
/2009
21:16
Que dire, que dire, Münich la vill ou tous vos sens sont en éveil, halb-mass dans le sang roule et roule, tu cours tu vole tu te sens pousser des ailes de cire, instant éphémères d'un plaisir
incertain, le doux va et viens du trafic routier, le metro inerte , les baisers volés dans un McDo romantique, un copain encombrant, des russes , brûlures charmantes de Paris, la belgique dans
toute sa splendeur, une Suisse étendue au maximum, des relations stables sur un très court terme, Venezuélien Papiertoiliste, renforce mon ego, j'ai mal aux lobes mais j'aime, mon corps encore
brûlant des corbeaux insomniaques. 5 heures du mat nu sur un balcon, le feu toujours brûlant, âcre et épaisse shisha d'un bar pourri, accent latins au détour d'une danse, spricht du nich Deutsch ?
woher kommst du, ach so. Pays natal devenu étranger , broye du noir en dormant, réveil paradoxal, ou suis-je, quand suis-je . Aurevoir jeune Marin charmante, l'odeur nacrée de mon parfum me
manquera, les collines fraîches des alentours de Paris aussi, je reviendra, pour toi, pour tous. Weekend parfait, I'm glad I spent it with you. Mass et vodka, film et toi, j'entends hurler lou
reed, hot chips five stars. Non celui là tu l'a pas vu jusqu'a la fin ! Ambiguïté pesante, faux sbahn rien que pour tes yeux ardents, tes lèvres, tes dents. Souvenirs confus d'une nuit sans
sommeil, par ce qu'il ne venait pas, par ce que je suis immortel, je suis un fantôme classieux, redresseurs de torts, le vil DonJuan , promesse bafouée et chickenburger, bref effleurement au coin
d'un café, il est la, il est chiant. L'ennui, l'ennemi, tous sont au rendez vous pour gâcher une dernière journée qui aurait du être encore mieux, mensonges amoureux des plus beaux auspices, je
sens souffler en moi le vent du renouveau. Étagère transparente, chapeau, sac , emballage. Pouruoi toi, pourquoi moi, pourquoi nous, mais pourquoi pas. Des rêves éphémères d'un éclat
intarrissables, l'englisher garten raisonne des ton rire, raisonne de Juan et de verre qui tinte. La police ne nous aura pas, on n'a pas dormi le monde nous appartient. Je sais je sais, tu me
manquera aussi, et pour une fois c'est vrai. Je l'ai souvent dit, c'est la première fois que je le pense. Relation obvious, idiot aveugle. Rien ne sera plus jamais comme avant. Comme l'aurait hurlé
iggy il y a 30 ans, comme le murmure Iggy aujourd'hui, c'est une chanson qui nous ressemble.
"Here today, gone tomorrow" ? "It's a long way back to germany" ?, "Liar" ?, "Gimme Danger" ?, "Love will tear us apart" ? tant de chansons et si peu de temps, la classe des années 60, un
ordi qui s'éteint seul sur un sol surement froid, un balcon frais une veste et un pull, le puzzle de ma chambre, qu'il a fallu reconstituer très tôt, la marche, le métro.
Taxi rapide sur l'autoroute de ma joie, je sens remonter des effluves éternels. Baudelaire, maupassant, spleen de Paris, à une passane, the passenger. Que dire de plus, Munich je t'aime, Paris je
viens.